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[Test] Noctua NH-U12S Redux

Noctua NH-U12S Redux

Introduction

Début 2021, Noctua commercialise une gamme nouvelle de ventirads visant le marché plus abordable qui jusque là manquait dans son catalogue. La marque autrichienne ne s’était jamais donné la peine de baisser les coûts et concentrait surtout ses efforts sur la conception de ses produits premium. Le nouveau NH-U12S Redux s’attaque alors au marché des ventirads sous les 50€. Comme son nom l’indique, le modèle testé aujourd’hui s’agit d’un dérivé moins cher du NH-U12S classique. Quelles concessions ont été faites et comment performe-t-il ? Réponse en test ! 

Unboxing

A première vue, ce NH-U12S Redux est une copie quasiment identique de son grand frère, à la grande différence de la couleur qui passe du marron à un sympathique gris. 
Nous pouvons déjà constater des premières concessions pour le packaging, ici seul le strict minimum sera fourni. Fini les accessoires à tire-larigot, vous ne disposerez que du ventirad avec de la pâte thermique pré-appliquée ainsi que du kit de montage SecuFirm2. Ce dernier n’a d’ailleurs pas changé sur ce modèle, nous pouvons donc nous attendre à la même expérience que sur tous les autres références de chez Noctua. Le soin apporté à la protection est un plus, en effet aucune ailette n’est arrivée endommagée et tout l’ensemble ne présente aucun défaut. Petit aparté cependant, seul le socket AM4 est supporté chez AMD.

Le kit d’upgrade NA-FK1 n’est pas non plus impressionnant dans son packaging, vous recevrez un ventilateur supplémentaire, de nouvelles griffes pour le monter, des pads anti vibrations (qui d’ailleurs sont plus gros que celui du premier ventilateur) et un splitter ainsi que des petits adaptateurs faible bruit.  

Montage

Comme dit plus tôt, Noctua n’a pas fait de concessions sur le système de montage. Nous avons le droit à ce bon vieux SecuFirm2 pour le mini NH-U12S. L’installation n’est qu’une formalité et ne prendra pas plus de 3 minutes, et ce même pour un débutant complet. Les photos ci-dessous détaillent le procédé d’installation pour une carte mère au socket AM4. 
Il est bon de noter que l’assemblage ne bloque aucun slot de RAM et ne fait contact avec aucun VRM. Les ports PCI-E les plus hauts sont aussi épargnés, contrairement à un NH-D15 par exemple.

Protocole de test

La configuration ci-dessous sera utilisée pour le test : 

– AMD Ryzen 7 2700
– Asus Prime Pro X470
– Corsair Vengeance LPX 3466Mhz 2x8Go CAS 16
– AMD RX Vega
– Thermaltake Core P3

Pour le bien du test, le boitier a été mis en place en mode testbench, ainsi le ventirad a directement accès à l’air ambiant et sa performance ne sera pas affectée par celle d’un quelconque boitier. La courbe de ventilation de la carte graphique est réglée de façon à ce que les ventilateurs soient à l’arrêt pendant la phase de test afin de ne pas impacter les résultats. Enfin, les mesures ont été prises dans un environnement à 21°C ambiant. 

Le VCore du CPU sera changé de façon à ce qu’il consomme 65W, 95W et 125W, ce qui représente respectivement un processeur plutôt entrée de gamme, un processeur overclockable et un processeur bien overclocké. La ventilation quant à elle sera fixée à 25%, 50% et 100%. 
Nous utiliserons un stress test d’OCCT avec un jeu d’instructions AVX2 afin de faire chauffer le CPU. Au bout de 30 minutes les températures seront relevées via le logiciel HWMonitor. Pour ce test, nous allons également prendre des mesures avec un seul ventilateur puis avec le second du kit d’upgrade en push/pull. L’intérêt sera alors de voir si il est nécessaire de payer le petit supplément. 

Alors, ça donne quoi ?

Noctua NH-U12S Redux

Clairement, un ventirad de cette tranche tarifaire n’est pas nécessaire avec un processeur à 65W. Ce test n’est présent qu’à titre indicatif afin de voir comment le modèle testé aujourd’hui se compare avec un ventirad peu onéreux ou stock de chez AMD. Même à 25% de la ventilation, les températures sont sous contrôle et ne dépassent pas les 50°C, et ce même avec un unique ventilateur. Le rajout du second permet un maigre gain en température étant donné que pour le dégagement thermique actuel du processeur, le renouvellement d’air supplémentaire apporté par la nouvelle unité n’est pas nécessaire. Aussi, la différence entre la ventilation à 50 et 100% ne vaut pas la nuisance sonore rajoutée. 
A 95W nous commençons déjà à voir des différences intéressantes. Clairement ce NH-U12S Redux est conçu pour des processeurs dans cette gamme. Même à faible régime, les températures restent sous les 70°C et nous notons une importante différence entre le faible et le moyen régime. Le second ventilateur a, dans ce scénario, une bien plus grande importance. 
Finalement, à 125W le régime à 25% n’est plus suffisant. Bien que le silence soit présent, les températures frôlent rapidement les 90°C et deviennent donc presque hors de contrôle. Il s’agit du scénario idéal pour se procurer le kit d’upgrade NA-FK1 tant les différences sont importantes.

Conclusion

Pour conclure, nous pouvons dire que Noctua a réussi son coup. Les concessions ont été faites aux bons endroits et de ce fait l’expérience utilisateur se rapproche presque de ce que proposait le modèle original. Un autre argument en la faveur de ce modèle Redux serait bien le choix du gris en tant que couleur principale qui fera l’intégration du ventirad plus facile dans presque toutes les configurations. L’installation quant à elle n’est qu’une formalité et l’ensemble reste bien soudé une fois terminé. Enfin, côté performances, Noctua nous donne là quelque chose qui tient le coup pour les configurations modestes. Très loin d’égaler les mastodontes du marché, on se place tout de même bien devant les classiques ventirad à 20/30€ tels que le Hyper 212 Evo pour ne citer que lui. Pour 50€, il n’est donc pas difficile de recommander le Noctua NH-U12S Redux.